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Projection/débat « plantes sauvages comestibles »

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Bonjour à toutes et à tous,
Mercredi 16 janvier à 18h30, Malé’Va organise une projection/débat « plantes sauvages comestibles » ou « légumes de sauvages » animé par Bernard SUPRIN
1er rdv de l’année, avec un intervenant et un sujet de haute qualité
prix: 1000F, 30 places disponibles réservées en priorité aux membres adhérents de Malé’Va à jour de leurs cotisations.
Reservation ICI jusqu’à dimanche soir, ensuite les places restantes seront proposées à la coop’a nous.
Nous aurons de quoi nous rafraîchir, kombucha avec Anthéa, bière de Brouss’mousse, et limonade confectionnée spécialement par notre Bernard aux mille talents
Chacun peut ramener de quoi manger pour partager un buffet commun.
Plus de précisions:

Ce que nous appelons habituellement les « mauvaises herbes » recèlent de nombreuses vertus, ignorées par la plupart d’entre nous. Certaines sont parfaitement comestibles et même très goûteuses. Elles présentent l’avantage non seulement d’être gratuites, mais aussi de pousser toutes seules, sans qu’on les y aide. Elles se montrent aussi plus résistantes aux ravageurs que les légumes conventionnels. Alors, pourquoi continuer à les snober ?

 

En 1927, Désiré Bois, dans son vaste ouvrage « Les plantes alimentaires à travers les âges » écrivait :

 

L’état d’esprit de certaines personnes qui habitent les pays chauds et refusent de manger les plantes indigènes parce que ce sont « des légumes de sauvages » ou parce qu’elles les ignorent, est fréquent et répandu.

 

Je ne puis résister au désir de reproduire ici quelques lignes émanant d’un homme qualifié, qui montrent combien cette insuffisance de connaissances et cet état d’esprit sont déplorables. Il disait :

 

« Vous ne pouvez vous imaginer combien de gens, même parmi ceux dont c’est le métier, auraient besoin d’être renseignés sur l’utilisation possible de certaines plantes alimentaires. J’ai eu l’occasion de voir, il y a quelques années, un Inspecteur de l’Agriculture dont la femme était plus ou moins souffrante et à laquelle le médecin avait recommandé des légumes ». « Des légumes ! s’écriait son mari, c’est facile à dire ! En cette saison (chaude) il n’y en a nulle part ».

 

« Je souris car, parmi les herbes du village (en Afrique), on voyait en quantité des amarantes, des pourpiers, etc… et les haies disparaissaient sous des chouchoutes, des courges-éponges et, des momordiques.

Je lui parlai alors des légumes tropicaux poussant bien en saison des pluies et qu’il serait utile d’introduire dans sa région, légumes certes, très différents des petits pois, de la laitue frisée et des choux pommés, mais qui avaient autant de valeur, si ce n’est plus.

Je ne l’ai pas convaincu… Un botaniste, n’est-ce pas, ça raconte toujours des histoires à dormir debout ».

 

Fin de l’extrait. Près d’un siècle plus tard, le comportement est identique ici chez l’Européen citadin, davantage par ignorance que par rejet teinté de mépris. Dans cette rubrique consacrée aux plantes alimentaires marginales, nous allons donc passer en revue quelques-unes de ces incontournables pour tenter de les réhabiliter. Nous allons commencer par l’amarante (le terme créole « brède » indique les plantes dont les feuilles se consomment cuites comme les épinards).

https://www.helloasso.com/associations/male-va/evenements/projection-debat-plantes-sauvages-comestibles