Une pétition pour les abeilles

1/ Cliquez ici pour signer la pétition

Bonjour,

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Madame, Monsieur,

Le 13 décembre 2018, à Bruxelles, des représentants des Ministères de l’Agriculture européens se sont réunis à huis-clos, sans caméra ni compte-rendu…

Dans l’opacité la plus totale, ils ont décidé d’enterrer – une fois encore – un document fondamental, qui permettrait d’enrayer rapidement le dramatique déclin des populations d’abeilles et d’insectes pollinisateurs sauvages dans tous les pays européens. Mais aussi de mettre un terme au système scandaleux qui permet à l’industrie agrochimique d’engranger de copieux profits en ignorant délibérément les effets dévastateurs de leurs pesticides tueurs d’abeilles !

Ce document ? l’EFSA Guidance Document – a été rédigé par un panel de plus de 30 scientifiques indépendants, choisis parmi les meilleurs spécialistes européens, et décrit les « tests abeilles » qui devraient être menés pour connaître réellement  l’impact des pesticides sur les pollinisateurs AVANT leur mise sur le marché.

Mais sous l’intense pression du lobbying des firmes agrochimiques, les responsables politiques censés nous protéger, nous, notre alimentation, notre santé et notre environnement, viennent d’enterrer une réforme désespérément nécessaire.  

Cette décision irresponsable n’a été assumée par aucun des Etats membres de l’Union européenne, et reste ignorée de la grande majorité des citoyens européens. Mais son but est extrêmement clair : sécuriser les bénéfices colossaux des géants de l’agrochimie pour les années à venir.

Eux vont sabrer le champagne dans les jours qui viennent…

Car si ce document avait été adopté, la grande majorité de leurs poisons-tueurs d’abeilles ne pourraient tout simplement plus être déversés dans les champs.

Un consortium réunissant Bayer, Syngenta, Dow Chemicals, et d’autres géants de l’agrochimie a testé plus de 150 pesticides avec les nouveaux protocoles demandés par l’EFSA, l?Autorité européenne de sécurité des aliments. Le résultat est accablant : 79% des herbicides testés, 75% des fongicides, et 92% des insecticides, n’ont pas passé les nouveaux tests d’homologation, et devraient être immédiatement retirés du marché, présentant des risques trop importants pour les abeilles domestiques et sauvages.

Comment peut-on laisser les intérêts financiers à court terme de quelques grandes entreprises bouleverser si dramatiquement l’alimentation, l’environnement et l’avenir de toute une population ?!

Pour informer les citoyens de cette trahison insupportable de leurs représentants politiques, et organiser une mobilisation d’une ampleur exceptionnelle, en ralliant toutes les personnes qui refusent de laisser sacrifier les abeilles, la nature, l’alimentation et la santé de toute la population…

Nous faisons appel à vous de toute urgence pour nous aider à faire éclater ce scandale.

Et réunir des centaines de milliers, peut-être même des millions de signatures, pour que les représentants français soient mis face à leurs responsabilités. Et qu’à travers toute l’Europe, les citoyens exigent des comptes de la part de leurs représentants.

Seul notre nombre pourra faire plier les responsables politiques face aux intérêts de l’agrochimie : tous ensemble, obligeons les responsables politiques à adopter d’urgence les « tests abeilles », pour enrayer l’extinction des pollinisateurs – dans notre pays, puis ailleurs en Europe.

S’il vous plaît, signez la pétition lancée par POLLINIS pour faire pression sur la France. Et transmettez ce message massivement autour de vous.

Il faut faire vite :

L’Europe est confrontée à un déclin massif des pollinisateurs et des insectes en général : 75% des insectes volants ont disparu en Allemagne au cours des 30 dernières années. Et d’après les auteurs de l’étude, ce résultat serait généralisable à l’ensemble du territoire européen. Les insectes pollinisateurs sont particulièrement menacés. Derrière le phénomène bien connu des pertes d’abeilles domestiques, se cache un problème majeur : le déclin spectaculaire de tous les types d’insectes pollinisateurs européens – abeilles sauvages, bourdons, papillons, syrphes….

D’après les dernières données publiées par la Commission européenne (EC 2018), « de nombreuses espèces de pollinisateurs sont éteintes ou menacées d’extinction ».

Ce déclin spectaculaire aura de graves conséquences sur la sécurité alimentaire. En Europe, environ 84% des espèces cultivées, et 78% des espèces de fleurs sauvages dépendent de la pollinisation par les animaux. L’extinction des pollinisateurs déclenchera une réaction en chaîne dans l’ensemble de l’écosystème.

Déjà, de récentes études révèlent que le nombre d’oiseaux communs diminue à une vitesse effarante en Europe (Inger et al. 2014) ; en France un tiers de la population d’oiseaux a disparu des zones rurales au cours des 15 dernières années, à cause de la mort des insectes (mnhn 2018).

Une écrasante majorité des chercheurs à travers le monde soupçonnent aujourd’hui fortement les pesticides dernières générations, commercialisés depuis la fin des années 1990, d’être responsables de ce massacre catastrophique perpétré dans un silence assourdissant.

Ils sont présents partout aujourd’hui en quantités industrielles dans notre environnement, dans les champs, les forêts, les sols (83 % des sols européens contiennent des pesticides selon une nouvelle étude), les cours d’eau et les nappes phréatiques… jusque dans nos assiettes et dans l’air que nous respirons !

Tous ces produits aux modes d’action ultra-sophistiqués, et aux effets redoutables pour les abeilles, les pollinisateurs et l’environnement, ont été autorisés à la vente sur la base de tests complètement obsolètes, établis il y a plusieurs dizaines d’années pour des produits aux modes d’action très différents :  les tests censés évaluer l’impact de ces nouveaux pesticides sur les pollinisateurs et l’environnement, ne sont tout simplement pas adaptés aux modes d’actions ultra-sophistiquées des nouvelles molécules, et sont incapables de mesurer leurs effets délétères sur les abeilles et les pollinisateurs.

De l’aveu même de l’industrie agrochimique, 20 % seulement des effets connus des pesticides sur les pollinisateurs, étudiés par les scientifiques du monde entier… seraient aujourd’hui testés avant d’autoriser la vente d’un nouveau produit.

En réalité, si l’on ajoute à cela tous les effets dus aux mélanges des produits chimiques dans la nature, les effets synergistes, les effets cocktails, les effets sublétaux, perturbateurs endocriniens, épigénétiques et transmissibles de génération en génération… on peut dire que les tests requis aujourd’hui ignorent délibérément l’impact des pesticides sur les abeilles et l’environnement.

Et chaque année on découvre de nouveaux problèmes, de nouvelles menaces pour les pollinisateurs.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Pour protéger les cultures face à des insectes, des moisissures ou des champignons de plus en plus résistants aux produits censés les éradiquer (comme les bactéries qui deviennent résistantes aux antibiotiques), les pesticides sont devenus de véritables bombes chimiques à retardement dont les scientifiques ne maîtrisent pas les effets terriblement subtils et la toxicité effarante :

Les néonicotinoïdes, les fameux insecticides « tueurs-d’abeilles » qui viennent d’être interdits en France, sont à dose égale entre 1000 et 7000 fois plus toxiques pour les abeilles que les précédentes générations de pesticides !

Il existe pourtant en France, en Europe et à travers le monde des façons de se passer de pesticides pour produire la nourriture dont le monde a besoin. Les alternatives existent : elles sont complexes à mettre en oeuvre, et doivent être accompagnées, mais elles permettent déjà aujourd’hui de produire en quantités suffisantes. Et les agriculteurs qui les utilisent gagnent systématiquement plus d’argent en économisant sur les pesticides et les intrants chimiques.

Mais, parce qu’ils refusent qu’on abandonne le « tout pesticides » qui leur assure des centaines de millions, voire de milliards d’euros annuels de chiffre d’affaires, les multinationales de l’agrochimie vont chercher des solutions qu’elles n’auraient jamais osé imaginer par le passé…

Avec les conséquences sur les abeilles, les pollinisateurs et l’ensemble de la biodiversité qu’on connaît bien aujourd’hui.

Pour essayer de palier à ces nouveaux risques majeurs posés par des produits déversées en grandes quantités dans notre environnement, sans avoir été testés véritablement, l’EFSA, l’autorité sanitaire européenne, a réuni les meilleurs spécialistes européens pour établir de nouveaux tests capables de déterminer si ou oui non un nouveau pesticide, une nouvelle molécule chimique, est susceptible de décimer les pollinisateurs… AVANT d’être vendue partout en Europe.

Le document qui est sorti en 2013, connu sous le nom de « Bee Guidance Document », a provoqué un tremblement de terre parmi les multinationales de l’agrochimie (Bayer, BASF, Dow Chemical, Syngenta…)

Les « tests abeilles » mettraient un terme à leur impunité : la vaste majorité de leurs produits ne pourraient plus être autorisée. Des centaines de millions d’euros par an, perdus…

Les firmes industrielles ont donc déclenché une tempête de lobbying auprès des représentants des pays européens, qui ont le pouvoir de faire autoriser les « tests abeilles » en Europe.

En mai 2013, le comité bruxellois réunissant les représentants des Ministères de l’Agriculture européens ? le SCoPAFF – prenait la décision de ne pas autoriser les « tests abeilles » jusqu’à nouvel ordre, cédant sans justification et sans aucune contrepartie aux exigences de l’agrochimie.

Depuis, les « tests abeilles » ont été mis plus de vingt fois à l’ordre du jour, et chaque fois, ils ont été enterrés.

Mais il nous reste un espoir.

La Belgique, consciente de la gravité de la situation, a décidé d?appliquer les « tests abeilles » au niveau national.

Elle vient de prouver, non seulement que ces nouvelles procédures sont réalisables, contrairement à ce que veut faire croire l?agrochimie, mais aussi qu’un pays peut les imposer sans attendre la validation de l’Europe !

Les citoyens de tous les pays européens doivent exiger de leurs gouvernements qu’ils mettent en place les recommandations des scientifiques pour évaluer les risques réels pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages !

S’il vous plaît, signez la pétition lancée par POLLINIS pour faire pression sur la France. Et transmettez ce message massivement autour de vous pour faire éclater le scandale et rallier le maximum de citoyens.

Aidez-nous à contrer le pouvoir des lobbies au niveau européen, en obligeant la France à adopter les tests abeilles avant de pouvoir autoriser la vente d’un nouveau pesticide sur son territoire. En obtenant une victoire retentissante en France, bastion de l’agriculture conventionnelle et du « tout chimique », pour sauver les pollinisateurs.

Chaque pays peut décider unilatéralement d’appliquer les nouveaux « tests abeilles » avant d’autoriser la vente d’un nouveau pesticide sur son territoire. – sans attendre l’aval des autorités européennes.

1/ Cliquez ici pour signer la pétition

2/ Transférez cet email à tous vos contacts, en particulier ceux qui se soucient des abeilles, de l?environnement, ou de leur santé, pour les informer et les rallier à notre combat.

Merci par avance pour votre action.

Bien cordialement,

Nicolas Laarman

Délégué général

Pour accéder à la pétition, cliquez ici

Publié le 26 février 2019, dans permaculture. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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