Récolter ses graines

Faire son jardin c’est super, mais pour assurer sa pérennité il est important de récupérer ses graines afin de refaire des semis pour l’année d’après ou pour les échanger avec d’autres jardiniers 

Sachez toutefois que toutes les variétés portant la mention « hybride F1 » ne peuvent être multipliées par semis, elles ont une germination aléatoire et les plants obtenus ont perdu tous les caractères généraux de la plante mère. Les hybrides F1 sont issus d’un croisement unique, effectué en pépinière, seul moyen de retrouver leurs caractéristiques. De plus il faut attendre la maturation complète du légume/fruit pour pouvoir récolter les graines, sans non plus trop attendre et qu’elles commencent à se ressemer: tout est dans l’équilibre. Il suffit d’attendre qu’elles apparaissent bien sèches sur le plant. Lorsqu’elles sont contenues dans un fruit, il faut attendre que le fruit soit bien mûr voire même trop mûr.

 

Récolter avec la lune

Les jours graines et fruits en période de lune ascendante sont propices à la récolte des graines. Repérez les dates dans le calendrier lunaire. (http://app.jardinages.com/calendrier-lunaire;jsessionid=R4ZCmMb3Jy6jBR5fO4hkzebN.undefined?timeTown=NOUVELLE_CALEDONIE)

Le jardinier soucieux de respecter le cycle lunaire doit y être attentif. Qu’il s’agisse de récolter des graines de légumes (à feuilles ou à racines), de fleurs ou alors de fruits, les jours sont les mêmes. Attention, suivre le cycle lunaire apporte une contrainte météorologique supplémentaire. Afin de faciliter le séchage et d’améliorer encore la conservation, sachez que de nombreuses graines réclament un temps particulièrement sec et sain, ce qui n’est pas toujours le cas aux bonnes dates lunaires. Nous vous conseillons cet article disponible sur notre site indiquant aussi le calendrier des semis.

Bien choisir son porte-graines !

Le choix du porte-graines (plant sur lequel on récoltera les graines) est primordial pour sélectionner les meilleurs plants et tenter de reproduire leurs caractéristiques. Un bon porte-graines sera vigoureux, sans maladie et fidèle à la variété à reproduire

Passons désormais aux choses sérieuses et au cas pratique !

Comment récupérer des graines pour…

…Des tomates: Il faut tout d’abord récupérer la pulpe à l’intérieur de laquelle se trouvent les graines. Ensuite il faut la mettre dans un verre avec un petit peu d’eau et laisser fermenter pendant 48h. Il faut ensuite les rincer en versant le contenu du verre dans un tamis fin et rincer pour en récolter uniquement la graine. On laisse sécher sur un tapis absorbant pendant 48 à 72h.
…Des courges Couper un morceau de courge, récupérer les graines, les mettre à sécher quelques jours sur un papier absorbant
…De la salade On s’aperçoit que les fleurs commencent à avoir de petits plumets en surface: c’est la bonne période pour récupérer les graines de salade. On enlève alors délicatement le pied de salade, on l’emmène dans un endroit sec, attention les graines peuvent facilement s’envoler ! Envelopper la tête de la salade dans une enveloppe en papier, les faire sécher à l’air. On suspend ensuite les épis têtes en bas pour les faire sécher.
…Des fleurs Laisser sécher les graines sur la tige qui se substituent aux fleurs fanées. Lorsque les graines semblent prêtes à tomber d’elles-mêmes elles peuvent être récoltées.

… Des pois Il vaut mieux éviter de garder les graines issues des dernières fleurs de la plante et  privilégier une récolte des graines plus tôt en saison, parce qu’elles sont de meilleure qualité. La récolte s’effectue quand les cosses sont bien sèches, presque cassantes. Une fois écossées, vous congèlerez les graines 48 h pour éliminer toute larve indésirable.

…Du basilic Le basilic monte vite en graines, il faut plutôt attendre que les épis commencent à roussir pour récolter les graines. Laisser sécher les épis et lorsqu’ils sont secs, égrener-les.

 

La conservation

Les graines, une fois récoltées, peuvent être conservées dans des petits sachets en papier ou dans des petits bocaux en verre, au sec et à une température modérée voire fraîche pour éviter tout risque de moisissure. Les graines peuvent être conservées plusieurs années sauf exceptions. Pour cela nous vous conseillons de vous référer à ces articles :

 

http://www.tous-au-potager.fr/duree-conservation-germination-semences-potageres/

http://www.tous-au-potager.fr/duree-conservation-germination-semences-potageres/

Matinée « Maison de la semence » samedi 7 juillet

Bonjour à toutes et à tous !

Samedi prochain, le 7 Juillet 2018, l’association Malé’Va organise de 9H00 à 11H30 sa prochaine matinée « maison de la semence », au niveau des jardins pédagogiques de Rivière Salée.

Cette action est ouverte à tout public.

Pour ceux qui ne connaissent pas, les jardins pedagogiques sont dans le parc de Rivière Salée, à l’Est. Voilà un petit plan d’accès.

Apportez vos graines à échanger, et bien sûr des boutures, plants, tubercules, semis, etc… sont les bienvenus. La seule condition est que tous les apports soient d’origine traditionnels / biologiques / permaculturels / naturels.

Si vous n’avez rien à échanger pour le moment, vous pouvez néanmoins aider notre association avec un don sur place.

Si vous souhaitez participer, n’hésitez pas à « liker » cet article.

Si vous souhaitez savoir pourquoi nous organisons ces maisons de la semence, et comprendre les enjeux, téléchargez et consultez Flyer_Male_Va semence.docx

A bientôt !

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Apprendre à faire une butte (version complète)

Logo MALEVZFaire son propre jardin, avec ses propres fruits, ses légumes ? Oui ! Mais par où commencer … On parle de permaculture, de semences paysannes, de buttes : tout cela semble très intéressant mais il est vrai que lorsqu’on débute, c’est dur de s’y retrouver. Dans cette version complétant la version « apprendre à faire une butte en moins de 2 minutes », nous allons essayer de comprendre l’intérêt et la fabrication détaillée de butte

Alors on vous propose quelques conseils pour commencer votre jardin et pour entreprendre la construction de ce qui constituera peut-être les bases de votre futur oasis végétale (comme chez Raffaele!).

Nous mettons à votre disposition les liens qui nous ont servi à élaborer cet article afin que vous puissiez aussi consulter ces sites et articles très intéressants.

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Faire des buttes est à la portée de tous comme le prouve notre intervention à l’école primaire Suzanne Russier de Nouméa

Pourquoi faire des buttes dans son jardin ?

L’avantage principal de la butte, c’est qu’elle constitue un milieu particulièrement fertile pour les plantes et qu’elle peut se construire à peu près partout et accueillir tout type de semence. Cependant, l’élaboration d’une butte doit correspondre aux besoins des plantes, mais aussi aux caractéristiques du lieu où l’on veut l’installer. Les buttes ne sont pas toujours nécessaires lorsque l’on possède déjà un sol fertile par exemple. Généralement, la culture sur butte est intéressante lorsque l’on ne dispose pas d’un sol fertile ou que l’on veut cultiver dans des endroits arides et hostiles pour les plantations (grande exposition au vent, pente forte, etc.).

En fait, lorsque l’on construit une butte, on recopie les différentes couches présentes dans un sol fertile dans la nature et qui permettent plusieurs choses particulièrement essentielles au bon développement des plantes. Premièrement, une butte contient à la fois une couche de matière azotée et de matière carbonée. La matière organique azotée est essentielle car, à part les fabacées comme les légumineuses par exemple, toutes les plantes se nourrissent à partir de l’azote qu’elles captent dans le sol par les racines. L’azote est décomposé dans le sol sous forme de nitrates assimilé par les plantes. Cette décomposition est permise par des bactéries qui vivent dans le sol. C’est justement pour encourager le développement de ces bactéries et des micro-organismes qui participent à la fois à la décomposition de certains éléments nécessaires aux plantes et à l’aération du sol, que l’on ajoute de la matière organique carbonée.

Source : https://www.permaculturedesign.fr/cycle-azote-nutriment-fertilite-permaculture/

Ensuite, on ajoute généralement du paillage sur le dessus de la butte pour plusieurs raisons. Tout d’abord, cela permet d’empêcher les très jeunes pousses d’être détruites par la pluie, abîmées par le vent ou brûlées par le soleil. Deuxièmement, le paillage est important pour conserver l’humidité présente dans le sol. Par conséquent, l’évaporation est limitée et il est moins nécessaire d’arroser régulièrement.

Même s’il faut rappeler qu’il existe plusieurs types de buttes, voilà les grands points communs entre toutes ces techniques qui expliquent les avantages de la constitution de buttes.

D’accord, mais comment faire alors ?

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Butte lasagne, butte hugelkultur, butte sandwich, …. Les buttes se déclinent sous de nombreuses formes et le choix du type de butte à élaborer dépend des exigences du jardinier, de la typologie du sol, du climat, du type de semences plantées, etc.

Butte lasagne ou butte permanente

Male’Va a réalisé une vidéo tutorielle afin d’expliquer comment constituer une butte permanente :

https://www.youtube.com/watch?v=_tjih4fGCeA

Butte sandwich

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Butte forestière ou “hugelkultur”

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Source : http://le-jardin-nourricier.net/les-differentes-buttes/

Il faut aussi savoir qu’une butte a généralement une durée de vie de 3 à 4 ans, au-delà de cette durée, elle perd de sa fertilité. Il faudra donc la reconstruire.

Super, c’est pas si dur en fait ! Alors si on s’y mettait ? (matériel)

Tout dépend du type de butte que vous voulez réaliser mais en général vous aurez besoin de :

  1. Matière organique carbonée (ou matière sèche) : feuilles mortes, la paille, les brindilles, le carton sans impressions, les copeaux de bois.
  2. Matière organique azotée (ou matière verte) : tontes de gazon, les jeunes feuilles tendres, les épluchures de fruits et légumes.
  3. Paillage : herbes sèches, paille, copeaux de bois
  4. BRF : Bois Raméal Fragmenté (pour combler les espaces entre la matière sèche ou matière organique carbonée)
  5. Eau

http://www.monjardinenpermaculture.fr/pages/equilibre-carbone-azote

https://www.montremoicomment.com/jardinage/comment-faire-une-butte-de-culture.html

Bien sûr, tout cela s’accompagne des outils favoris du jardinier qui peuvent être la pelle, une paire de gants, un arrosoir par exemple !

Pour plus d’infos …

Aujourd’hui, nous avons la chance de disposer pour la plupart d’entre nous de nombreuses sources d’informations. Ces sources nous servent à nous informer et même s’il faut rester prudent sur les contenus présentés, vérifier leur origine, leur fiabilité, ils nous permettent tout de même d’assouvir notre soif de connaissance et notre curiosité. En effet, certains personnages phares de la permaculture ne conseillent pas l’utilisation systématique de buttes dans les jardins, d’autres l’encouragent fortement… A chacun de s’adapter en fonction de son sol, de ses convictions, de ses objectifs ! En permaculture, la richesse de la pluralité est vivement encouragée, il n’existe jamais qu’une seule méthode, le savoir étant pluriel, toutes les alternatives sont une richesse, bien que différentes. Ainsi, nous vous mettons à disposition des liens d’articles qui justifient les différents points de vue sur les buttes. Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive mais elle permet déjà de voir qu’il existe plusieurs perspectives envisageables pour votre jardin !

Les avantages de la culture sur butte:

https://assomaleva.files.wordpress.com/2016/02/culture-sur-butte.pdf

http://www.terrevivante.org/1512-la-culture-sur-buttes.htm
Favorable aux buttes, mais pas systématiquement https://fermesdavenir.org/fermes-davenir/outils/les-buttes
Contre les butteshttp://www.lejardinvivant.fr/2015/09/28/buttes-de-permaculture-idees-recues/
Choisir son support de culture :https://www.permaculturedesign.fr/trouver-support-culture-ideal-butte-potager-production-nourriture/
Male’Va propose également des formations pour apprendre à constituer son jardin naturel, n’hésitez pas à aller vous renseigner sur le site !

Coline Chavane et Camille Campo pour Male’Va

Apprendre à faire une butte (en moins de 2 minutes)

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Faire son propre jardin, avec ses propres fruits, ses légumes ? Oui ! Mais par où commencer … On parle de permaculture, de semences paysannes, de buttes : tout cela semble très intéressant mais il est vrai que lorsqu’on débute, c’est dur de s’y retrouver. Dans cette version résumant la version complète, nous allons essayer de voir en moins de 2 minutes comment construire sa butte. 

Permaculture Bernard Alonso

Formation Male’Va avec Bernard Alonso, nos stagiaires en pleine création de butte

1,2,3 go !

Pourquoi ? Créer un milieu fertile pour ses semences en recréant les différentes couches présentes dans un sol fertile, c’est à dire de la matière organique azotée, de la matière organique carbonée, et du paillage pour protéger les jeunes pousses et limiter l’évaporation.

Où ? Bonne nouvelle, vous pouvez faire des buttes partout ! Cependant, il faut prendre en compte le sol de départ : sur certains sols peu fertiles voire pas fertiles (un sol de terrasse par exemple) il faut créer une séparation entre la butte et le sol. Il s’agit alors de créer la butte dans un pot ou de placer un géotextile.

Comment ? Nous allons essayer d’aller au plus simple. Cependant il faut savoir que différents types de buttes existent (voir version complète)

Male’Va a réalisé une vidéo tutorielle afin d’expliquer comment constituer une butte permanente :

https://www.youtube.com/watch?v=_tjih4fGCeA

  1. Mettre du branchage au fond de la butte pour aérer le sol
  2. Placer en couche d’environ 10 à 20 cm de la matière carbonée (feuilles mortes, paille,  carton sans impression, brindille, copeaux de bois) . Arroser
  3. Placer en couche d’environ 10 à 20 cm de la matière azotée (tontes de gazon, jeunes feuilles tendres, épluchures de fruits et légumes). Arroser
  4. Répéter les étapes 2 et 3 si possible
  5. Placer une couche de terreau ou de compost de préférence
  6. Planter vos semis/plants
  7. Pailler le tout de manière à protéger les semis du vent et du soleil et à préserver l’humidité

Et après ? Vos semis nécessiteront  peu d’entretien grâce à l’humidité préservée dans la butte par la paille et la matière organique. Il est tout de même important de noter que l’on peut observer une baisse de la fertilité des buttes 3 à 4 ans après leur construction : il sera alors temps d’en refaire une autre. Il existe une diversité incroyable de butte, n’hésitez pas à multiplier vos recherches pour trouver celle qui conviendra le mieux à votre terrain et à vos plantes.

Coline Chavane et Camille Campo pour Male’Va 

Vos annonces « échange semences » gratuites sur Le MAG de BROUSSE

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Bonjour à toutes et à tous !
Le Mag de brousse a contacté notre association pour une proposition qui vous séduira toutes et tous. En effet, il est prévu d’y créer un espace dédié à des petites annonces réservées aux échanges de semences, boutures, plantes, etc…
La publication de ces annonces est totalement gratuite, et le magazine lui-même est gratuit, c’est donc une information qu’il nous fallait absolument publier ! Le Mag de Brousse, c’est le plus gros tirage en brousse avec 10000 exemplaires bimestriels, distribués dans même les communes les plus excentrées.
Dès aujourd’hui, si vous habitez en brousse (Tontouta et au-delà) et avez quelques semences ou plantes à échanger/donner, ou si vous en cherchez certaines variétés, n’hésitez pas à envoyer votre annonce à lemagdebrousse@yahoo.com, ou sur la page facebook du mag : https://fr-fr.facebook.com/lemagdebrousse/
Le nombre de lignes dans vos annonces n’est pas limité, mais préférez le format « petite annonce », quitte à scinder si votre annonce comporte plusieurs demandes.
Le prochain numéro paraîtra vers le 12 Juillet.
Et n’hésitez pas à partager l’info autour de vous !
A bientôt !

 

Agriculture et jardiniers en herbe à l’école primaire Suzanne Russier de Nouméa

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Ce jeudi 7 juin, nous étions présentes à l’école Suzanne Russier pour parler de la permaculture aux enfants de CM2 de la classe de Madame Laurence Larher. Dans le cadre du chapitre de CM2 “L’agriculture en France et en Europe”, nous avons abordé les thèmes de l’agriculture conventionnelle, en montrant quelles sont ses limites, puis nous avons présenté l’agriculture biologique, avant de terminer sur la permaculture, qui est plus qu’un simple type d’agriculture. C’était donc dans une ambiance studieuse et attentive que les enfants de Suzanne Russier nous ont écouté, et nous ont aidé à réfléchir à comment cultiver la terre en respectant notre belle planète.

Les différents types d’agriculture

Notre intervention s’inscrivait dans le cadre d’un chapitre du programme de CM2 sur l’agriculture. Par conséquent, nous avons commencé par définir ce qu’est l’agriculture. Ainsi, les élèves ont pu comprendre que l’agriculture, qui regroupe la culture de plantes et l’élevage d’animaux, peut s’effectuer de différentes façons.

Tout d’abord, nous avons exposé ce qu’est l’agriculture conventionnelle, qui utilise la monoculture, et des engrais et pesticides chimiques pour faire pousser plus, et plus vite. Cependant, avec les enfants, nous avons observé quels pouvaient être les effets de ce type d’agriculture sur notre environnement. Nous avons donc étudié la pollution des sols et des nappes phréatiques, la contamination des agriculteurs et des consommateurs par les produits chimiques utilisés, ainsi que les dégâts causés par l’extermination de tous les insectes par les pesticides sur le bon développement des plantes, de la biodiversité et sur la préservation du sol.

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C’est là que certains élèves nous ont partagé leur expérience en remarquant qu’il existait pourtant des solutions alternatives à l’agriculture conventionnelle. C’est par exemple le cas de ces élèves :  “Ma mémé elle laisse les insectes sur les plantes car elle m’a dit que ça les aidait à pousser”, “Chez moi, mon père plante plein d’espèces différentes au même endroit, du coup c’est pas comme la monoculture (terme vu ensemble) de l’agriculture conventionnelle”. En effet, l’agriculture conventionnelle a oublié les notions très importantes de biodiversité et d’écosystème !

 

Après avoir défini ces deux notions, nous avons vu ensemble ce qu’est l’agriculture biologique et en quoi ce type d’agriculture est plus respectueux de l’environnement. Une fois que nous avons constaté les différences entre agriculture conventionnelle et agriculture biologique, nous avons vu qu’il existait encore une autre façon de penser l’agriculture, de penser notre rapport aux plantes, à notre environnement et d’autres manière de le préserver. C’est là que nous avons présenté la permaculture. Plus qu’un type d’agriculture, la permaculture est aussi un mode de vie, qui s’appuie sur l’association de plantes et d’espèces. En s’aidant de ce que l’on peut observer directement dans la nature, nous avons appris qu’il était important de conserver la biodiversité et de prendre en compte l’écosystème lorsque l’on veut cultiver des plantes saines et bonnes pour notre santé.

La permaculture et l’atelier “mini butte lasagne”

Après avoir parlé de l’agriculture conventionnelle et biologique, puis de la permaculture, il est venu le temps de rentrer dans le coeur du sujet, et surtout dans le coeur de l’action. C’est donc en extérieur que s’est déroulé la suite de l’intervention avec un atelier “mini butte lasagne” et une explication des principes de la permaculture (voir photo ci-dessous). Chacun avait amené sa bouteille en plastique, des petits trous ont été fait pour laisser l’eau s’écouler. C’est donc différentes couches en lasagne, successivement du branchage, de la matière carbonée, de la matière azotée et du terreau qui ont servi de sol fertile pour les petites graines de basilic (reproductibles et calédoniennes bien entendu). On a ensuite paillé le tout pour protéger la semence du vent, du soleil et conserver l’humidité de la mini-butte. Pourtant, certains ont remarqué que nous avions peut-être oublié quelque chose dans cette lasagne… “il manque la sauce tomate sur la lasagne !”
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C’est donc avec beaucoup de bienveillance que s’est déroulée cette après-midi à l’école Suzanne Russier grâce à l’aide de la maîtresse Madame Laurence Larher et grâce à la participation enthousiaste des élèves !  Chacun a apporté sa petite graine de connaissance pour une après-midi des plus fertile.

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Male’Va au Rendez-vous au jardin de Kaméré

Ce samedi 2 juin, nous étions présentes avec l’association Male’Va à la journée du
jardin organisée par la médiathèque de Kaméré. Accompagnées par Mireille, Gaby
et Kevin, nous venions échanger des semences et partager sur la permaculture
avec les visiteurs. Cette intervention s’est déroulée dans le cadre des Rendez Vous
au Jardin, weekend où, un peu partout sur le territoire, diverses manifestations
ont lieu sur le thème du jardin, encadré par la Direction de la culture, du
Patrimoine et du rayonnement de la mairie de Nouméa.

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Des ateliers autour du thème du jardin étaient organisés et nous étions mobilisés
pour le troc de plantes et de graines paysannes non commerciales, mais aussi pour
partager avec les visiteurs autour du jardinage. Cette intervention fut l’occasion
de fournir des conseils et d’apprendre de l’expérience de chacun. En effet,
l’utilisation des semences et des plantes sont multiples et c’est en échangeant sur
leur bienfaits et la manière de les employer que notre mobilisation devient
pertinente dans le but d’atteindre une plus grande souveraineté alimentaire et
semencière.

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Male’Va s’est donc occupé d’organiser le troc aux plantes (nous avons eu de très
beaux papayers ! ), ainsi que de semences. En ce qui concerne les semences, nous
avons mis à disposition un flyer informatif permettant d’expliquer le fait que nos
semences sont reproductibles et d’origine paysanne, à la différence des semences
HF1 ,très répandues dans le commerce, et conçues en laboratoire (elles sont
hybrides donc non reproductibles). Il s’agissait d’insister aussi sur le fait que nos
semences proviennent des champs et jardins calédoniens.

C’est donc sous un très beau soleil et en dégustant les délicieuses boissons
d’Anthéa (de Fert’île mais aussi membre de Male’Va) que nous avons
pu partager cette matinée avec les visiteurs mais aussi les autres intervenants
(ateliers créatifs, exposition de photos sur les jardins familiaux du centre
communal d’actions sociales (CCAS), dégustation de boissons locales).
Pour ceux qui n’ont pas pu venir nous rencontrer, nous aurons l’occasion de nous
retrouver dès la semaine prochaine pour une ambiance des plus sportives au
Pandathlon de WWF à Dumbéa !
Fertilement vôtre,

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Coline et Camille

Atelier d’écriture sur l’éducation alternative

Notre Ami et partenaire Sari Oedin organise un atelier d’écriture sur l’éducation alternative, visant à la création et à la publication de nouvelles, l’objectif étant à terme la publication du Tome II de la série fiction « Projet Big Bang ». Veuillez trouver tous les détails ci-dessous :

 

Sari : Bonjour à tous, j’organise un atelier d’écriture le samedi 09 juin prochain à la FOL, à la Vallée des Colons au 28 rue Taragnat de 8h30 jusqu’à 12h00. Le thème abordé sera sur l’évolution de l’éducation scolaire et parentale à notre époque du 21ème siècle. Création d’une nouvelle d’une à trois pages maxi (seul ou en équipe de deux). Vos œuvres serviront ensuite de base de réflexion pour réaliser le Tome II de la série-fiction « Projet Big Bang » qui aura pour thème également l’éducation.

Venez nombreux pour imaginer avec nous le monde demain. 

Belle journée à tous

Sari 

Programme : 

8h30 à 12h00 :

Les co-créateurs, seuls ou à deux personnes maxi (12 à 77 ans et plus…) réaliseront des nouvelles sur le thème de l’évolution de l’éducation scolaire et parentale en Nouvelle-Calédonie. La vision devra être axée sur un futur durable (histoire d’une à trois pages / police d’écriture arial / taille 10 / Merci d’apporter votre ordinateur chargé et une natte). Il est à noter que si la nouvelle n’est pas terminée en fin de matinée, elle pourra être finalisée chez vous et envoyée ensuite sur l’adresse mail :  projetbigbang@gmail.com. Votre fiction sera ensuite mise en ligne sur le site internet : Projet Big Bang.nc (site en cours de construction).

Remarques :

– Pour réaliser l’histoire, il est important de prendre connaissance de la présentation se trouvant dans la rubrique « A propos » de la page facebook « Projet Big Bang NC ».

– Vous devrez écrire sur un quart de page; à une demi page maxi, vos motivations à co-créer avec nous le Tome II du conte philosophique « Projet Big Bang ».

– Pour celles et ceux qui n’ont jamais écrit de nouvelle et qui sont intéréssés par y participer; nous vous invitons à visiter le lien : https://www.youtube.com/watch?v=CYkfr1eLpog (Les ingrédients de la nouvelle; astuces et techniques).

12h00 à 13h00 :

Repas convivial : Chacun apportera de quoi manger « légé »; fruits et légumes crus ou cuits avec de la tisane par exemple. Pas de viande. Apportez également vos couverts et une natte.

* Merci de confirmer votre venue par mail : projetbigbang@gmail.com

2. Pourquoi réaliser cela ?

– Expérimenter la co-création.

– Ces nouvelles permettront d’inspirer la réalisation du Tome II du livre Projet Big Bang (thème éducation) qui représentera environ vingt cinq pages en format A4, soit une centaine de pages en livre de poche.

– Participer avec d’autres partenaires de la culture à faire évoluer le monde de la littérature en Nouvelle-Calédonie.

– Donner des pistes de réflexion  à tout le monde sur l’avenir du pays.

3. Quelques informations complémentaires :

– Inspirons nous de Bernard Werber; envisageons un partenariat avec lui…

Créateur, philosophe, romancier, journaliste scientifique… ce personnage énigmatique qui fait de la philosophie fiction est un auteur à succès qui a à son actif 23 romans pour 35 millions de livres vendus (Les Fourmis, Nous les Dieux, l’Empire des Anges, Troisième Humanité, le Livre du Voyage, l’Ultime Secret…). Il a créé son site internet :bernardwerber.com. Une rubrique « l’Arbre des Possibles » est consacrée aux personnes désireuses de réaliser des histoires du futur. Avec 2 millions de visiteurs sur son site internet, il y a eu 60 000 scénarios du futur qui ont été proposés et 8 000 scénarios ont été retenus (société, écologie, développement personnel, conquête spatiale…). À voir également sa présentation TEDx sur Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=8M-dpdeg6hQ. Les Pays fans de ses romans sont la France, la Russie et la Corée du Sud. C’est une volonté politique pour ce dernier pays d’encourager fortement sa population à ce qu’ils deviennent de grands visionnaires d’où le fait que les coréens aiment énormément les œuvres de Bernard Werber (8 millions d’exemplaires vendus).

– Résumé du conte philosophique : Projet Big Bang Tome I « L’Eveil des Consciences » / Temps de lecture total du livre : 1h30mn.

Agnostique, l’auteur en tant qu’artiste, tient à préciser qu’il c’est inspiré en bonne partie de films et de livres fantastiques qui l’ont aidé à réaliser cette fiction et qui ne se veut pas religieux (La Belle Verte; Docteur Strange, Bernard Werber…). Ses partenaires d’écritures (Ghosts Writers) fut dans la réalisation de cet ouvrage, Sylvie Coquillard, Kévin Gallot, Laurine Fritz, Gaelle Wery.

Jadis, le paradis était sur terre, le jardin d’Eden se trouvait dans la Vallée du Génie située au fin fond de la chaîne calédonienne. Les hommes y vivaient en tribus, comme des Dieux, pouvant créer tout ce qu’ils imaginaient.

Un jour, l’Homme, « Dieu » de la conscience immuable, a fait l’erreur de se croire supérieur à la femme, Déesse de l’énergie en mouvement. En brisant cet équilibre, l’humanité a créé sa propre malédiction : elle a oublié son pouvoir créateur divin et s’est enfermée dans le conflit.

A l’aube du 21ème siècle, des artistes du Nord de la Nouvelle-Calédonie, perdus dans le mal-être de la société de consommation, cherchent à donner un sens à leur existence. Ils décident alors d’éveiller leur conscience et de se réunir dans cette vallée oubliée par les ancêtres pour y créer un centre culturel d’un nouveau genre.

Pour ce faire, leur mission sera d’imaginer l’avenir pour faire évoluer l’humanité vers son plein potentiel en écrivant une histoire dans un livre magique qui a le pouvoir de matérialiser les écrits dans la réalité.

Ce livre…

…c’est celui que vous tenez entre vos mains.

…..

 
Projet Big Bang : En partenariat avec les associations : Malé’Va, Caledoclean, Végé NC, Dioscoera et la FOL.

 

Sari Oedin 

Auteur du conte philosophique « Projet Big Bang » 
et du film « Révélation » de la série-documentaire « En Route pour le Changement ».
Facebook : Projet Big Bang NC
Tél : 90 86 22
BP : 1022 / 98 850 / Koumac

Male’Va à la journée portes ouvertes de la pépinière de Nouméa

Pour Male’Va, Coline et Camille, stagiaires de l’association
Ce samedi 26 mai, nous avons accompagné plusieurs membres de l’association Male’Va  aux portes ouvertes de la pépinière municipale de Nouméa, autour de l’échange de graines, dans le but de partager avec les visiteurs sur des thèmes chers à l’association tels que la permaculture, la plantation de semences, l’échange de savoirs sur les plantes et leurs vertus, la préservation de l’écosystème calédonien, …

C’est ainsi que ces portes ouvertes, malgré un temps couvert, se sont déroulées dans la bonne humeur et la bienveillance grâce à nos deux membres actifs Gaby et Mireille et aux nombreux curieux et personnes plus expérimentées venus visiter le stand.

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Échanger des graines, mais aussi des connaissances

Les différentes semences exposées lors de ces portes ouvertes sont souvent le fruit d’échanges ou de dons: chacun apporte ses semences personnelles pour sauvegarder la biodiversité et assurer leur pérennité sur le territoire. C’est l’objet principal des Maisons de la Semence qui se tiennent les premiers samedis matins tous les 2 mois, la prochaine ayant donc lieu en juillet. Il sera cependant possible de venir échanger ses graines et ses plantes également le 2 juin 2018 lors du « Rendez vous aux jardins » à la médiathèque de Kaméré en fin de matinée.

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Que vous soyez un habitué du jardin ou un débutant avec la soif d’apprendre, il y en avait pour tous les goûts ! Chacun n’ayant pas forcément encore les graines pour échanger, les jardiniers en herbe ont pu repartir avec quelques graines pour débuter leur jardin.

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Observer le travail accompli

En plus de l’échange de graines et de conseils sur le jardin, le travail réalisé lors des ateliers « Jardiner au naturel » a servi de bel exemple pour illustrer la fertilité d’un écosystème pensé dans une logique de complémentarité des plantes et des êtres vivants présents. En effet, le site où ce travail a été effectué étant privé, chaque butte créée lors d’un atelier évolue et grandit de manière autonome. Par conséquent, ce sont des plantes luxuriantes que l’on pouvait observer lors de ces portes ouvertes attestant de ce fait de la qualité de l’association des variétés et des espèces, qui, finalement, s’auto-gèrent.

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C’était donc une belle matinée, riche de nombreux échanges, qui annoncent déjà de belles perspectives pour la biodiversité calédonienne lorsque l’on voit le nombre de graines et de plants offerts à de nombreux amis de l’environnement, soucieux de la préservation de la biodiversité. Pouvoir partager avec tous sur des thèmes qui sont chers à notre association n’a fait que renforcer notre volonté de continuer à échanger et à se nourrir du savoir de chacun pour œuvrer à protéger notre bel écosystème.

Libération des semences

Voilà qui dénoue enfin de très sérieuses crispations, mais ce n’est pas encore suffisant pour garantir la sauvegarde de la biodiversité alimentaire et du patrimoine vivant et culturel .

Si le règlement européen autorise à partir du 1er janvier 2021 l’utilisation des semences du domaine public aux agriculteurs bio, rien n’a changé pour les amateurs ! Aussi, nous « Malé’Va », aux côtés d’autres associations dédiées à la sauvegarde de la biodiversité alimentaire et à la promotion d’une agriculture respectueuse de l’environnement, des paysans et des consommateurs, ou citoyens engagés dans la défense de ces valeurs, soutenons pleinement la démarche en cours, engagée par l’avocate de l’association Kokopelli, Blanche Magarinos Rey, dont vous pouvez lire le courrier ci-dessous :

Monsieur Jean-Baptiste Moreau, Rapporteur au fond, 
Madame Laurence Maillart-Méhaignerie, Rapporteure pour avis,
Mesdames, Messieurs les Députés,
Copie à : 
Monsieur le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, 
Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire, 
Monsieur le Premier Ministre,

Mesdames, Messieurs les Députés,

A partir du 22 mai prochain, vous serez appelés à vous prononcer sur le projet de loi « pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine et durable ». Un amendement à ce projet de loi a été déposé par certains d’entre vous, et il vise à autoriser la vente de semences de variétés traditionnelles ou paysannes, appartenant au domaine public, à des utilisateurs non professionnels, jardiniers amateurs pour la plupart.

Nous, associations dédiées à la sauvegarde de la biodiversité alimentaire et à la promotion d’une agriculture respectueuse de l’environnement, des paysans et des consommateurs, ou citoyens engagés dans la défense de ces valeurs, souhaitons par les présentes marquer notre soutien à cet amendement et solliciter également le vôtre.

En effet, depuis un siècle seulement, 90% des variétés traditionnellement utilisées par les paysans, à l’échelle de la planète, ne sont plus cultivées, et 75% d’entre elles ont déjà été irréversiblement perdues, selon la FAO.

Cette disparition de la biodiversité alimentaire se reflète tous les jours sur les étals de nos marchés, où les centaines d’espèces et les milliers de variétés d’antan ont été remplacées, en 60 ans à peine, par quelques dizaines de variétés, toutes identiques, et encore moins d’espèces. 
Cette pauvreté de l’offre agricole et alimentaire s’explique principalement, en France et en Europe, par l’application d’une législation rigide qui impose l’inscription des variétés sur un « catalogue officiel », lequel garantit une production homogène et standard, fortement consommatrice d’intrants et mécanisable, bien loin des attentes des jardiniers et consommateurs, en termes de goût, de diversité et de qualité nutritionnelle.

Par chance, cette législation, européenne avant tout, n’est applicable qu’aux usages professionnels faisant une « exploitation commerciale de la variété ». Ainsi, les usages non strictement professionnels peuvent y échapper. Malheureusement, le droit français ne fait pas cette distinction et les juridictions pénales ont déjà condamné des associations de jardiniers faisant commerce de ces variétés traditionnelles oubliées. 
Pourtant, les jardiniers jouent un rôle crucial dans la conservation de la biodiversité. Leur approche dynamique et plus évolutive que celle des banques de gènes réfrigérées est indispensable. En effet, n’ayant pas les mêmes besoins et les mêmes exigences, en termes de rendements surtout, que l’agriculture professionnelle, ils ont recueilli, dans des collections plus ou moins vastes, une partie de la biodiversité abandonnée par les agriculteurs. Par leurs gestes simples de remise en culture in situ, d’années en années, mais aussi grâce aux croisements non dirigés qui prennent place dans leurs potagers, les jardiniers permettent à ce patrimoine vivant d’évoluer, de s’adapter aux conditions changeantes de sol et de climat et de s’enrichir par recombinaison. Ce travail est précieux ; il faut donc l’encourager et lui donner les moyens, légaux et réglementaires avant tout, de se développer. Pour cela, il convient que les jardiniers aient accès à la plus grande diversité possible de semences, et surtout aux variétés non homogènes et non stables qui ont été interdites à la commercialisation par le système du « catalogue officiel ».

C’est ce que l’amendement susvisé vous propose de reconnaître et d’autoriser.

Aussi, vous l’aurez compris, cet amendement est fondamental : il concerne la sauvegarde de la biodiversité alimentaire et du patrimoine vivant et culturel de notre pays.

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